viens danser..
sourires inutiles, corps incompris, les ombres se déchaînent et s'enchaînent. avalés, respirés, injectés, empoisonnés volontairement par eux mêmes, pour basculer dans le tourbillon de l'ivresse.
les néons brisés, les gouttes d'alcool s'évanouissent de leurs verre et rampent au bord du comptoir.
de leurs cendriers la fumée s'échappe, et des gorges contractées s'envenime. au creux des coupes le plomb se dissout, avant que les corps, légers, ne s'écroulent sous les tabourets. derrière la lumière pâle, sur le tissu les masses s'enlacent et se fondent.
ambiance malsaine. mais que c'est bon, l'évasion.
quand le jour perce les volets, à travers la vapeur d'alcool glissant sur les vitres, des corps allongés, blêmes, souriant d'extase, gisant au milieu des éclats de verre, des aiguilles et des cendres encore tièdes.
.... c'était sublime...
les yeux bridés reviennent et acquiescent à ce que je dis, je sais, tu sais, c'est toi qui me l'a dit.
ma vie... une routine qui me convient[/align]